Lazio : L’empereur Sergio Cragnotti

Excentricité, richesse, controverses. Voilà des adjectifs qui définiraient parfaitement ce qu’était un empereur à l’époque de la Rome Antique. Hors du débat Messi – Ronaldo, le débat de l’Homme qui construisit le plus grand empire financier à Rome a toujours eu une place dominante dans la bouche des historiens. Empereur du 20ème siècle, romain de naissance, Laziale d’adoption, parlons d’un des businessmen italiens les plus importants du siècle dernier, l’ancien banquier et président de la Lazio de 1992 à 2003 (avec tout de même un petit apparté de 4 ans) : Sergio Cragnotti.

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Sergio qui es tu ?

Si je vous parle de la loi salique, Sergio Cragnotti, Simone de Beauvoir, la Lazio de Rome, Louis Napoléon Bonaparte, 95% de la population mondiale ne trouverait aucun point commun, et pourtant il y a une date, une date avec un destin manifeste. Le 9 janvier, tous les noms énumérés précédemment sont soit nés, soit morts ce jour là. Le sujet nous intéressant étant tout de même le plus beau sport du monde (le foot) et donc Sergio Cragnotti accompagné de son club basé à Formello : La Lazio. Si vous vous rappelez de la légendaire équipe d’Eriksson, si vous vous rappelez du matador originel, un dénommé Marcelo Salas alors le nom du plus célèbre des banquiers romains devrait vous dire quelque chose.

Prenons une marmite, mettons y une pincée d’arrogance, un zest d’ambition et un charisme inoubliable et vous récupérez un des présidents les plus importants de l’histoire du calcio. Qui dit grand président dit grands joueurs, durant ses années de mandat il aura connu des top players comme Nesta, Gascoigne ou même un futur ballon d’or, un dénommé Pavel Nedved.

La création d’un empire

Dioclétien installa Maximien, Cragnotti installa entre autres Signori en 1992, l’ancien attaquant de Foggia accompagné par l’international anglais Paul Gascoigne ou encore de Giuseppe Favalli. De quoi faire une attaque redoutable. Durant ses premières années à la tête de la Lazio, une star de Serie A vient prendre les armes à la défense du multi-milliardaire : Roberto Mancini. Hors Mancio, le génie Zeman est remplacé par le bras droit parfait d’une arme déjà redoutable, le suédois Sven-Goran Eriksson.

Les premières pièces de l’armada en place, la Lazio a comme ambition de retrouver son ex, celle qu’il n’avait pas vu depuis 1974, le Scudetto. L’empire de Cragnotti s’agrandit, il accueille une coupe d’Italie en 1998 et son maillot prend comme sponsor l’entreprise Cirio détenu par le même homme que les Biancocelesti. Par Cragnotti, pour Cragnotti. L’avenir semble briller mais au fond il est terriblement sombre.

La chute d’un empire

Tout empire a une fin et c’est quand il est à son apogée que la chute est terrible. En NBA une fois par an, nous pouvons assister à ce que l’on appelle un All Star Game. Combat de géants pour la domination du territoire. L’est contre l’Ouest. La Lazio avait , elle, une équipe All Star en 1999. Dans le 4-4-2 d’Eriksson cohabitaient Luca Marchegiani, Alessandro Nesta et des attaquants comme Vieri, Mancio ou Marcelo Salas. Une force tellement grande que même des poètes à la tête de caillou comme Attilio Lombardo n’étaient pas titulaires. L’objectif était alors le scudetto, et ce n’est pas la Coupe des vainqueurs de coupe ou la Supercoupe qui pouvaient apaiser l’appétit des Laziale.

Pour la saison suivante, le défi était simple, la Coupe et le Scudetto. Auteure d’une saison monstrueuse, la Lazio a remporté le championnat durant l’ultime journée sur une victoire contre la Reggiana pendant que la Juventus allait perdre contre Perugia. Dans une saison où la Vecchia Signora occupa la première place durant 17 journées c’est la Lazio qui remporta finalement le titre. Après 26 années d’attente.

Alors que nous les attendions en Europe, c’est en sortant de la Botte que Cragnotti avait creusé sa propre tombe. L’empereur allait devenir contesté, des controverses financières importantes qui allaient totalement écorcher l’empire du président et l’obliger à quitter le navire au profit de Ugo Longo. Symbole du conflit la Curva Nord et la Curva Sud, la première réclamant le retour de son guide, la seconde le décriant. Comme tout empereur, la légitimité dépend de son pouvoir et du respect des règles par ses troupes. Un empereur se doit d’être adulé ou de gagner les honneurs par le Senat. Cragnotti lui n’avait ni le respect de ses soldats, ni de son sénat. Tel l’empire romain au V ème siècle, l’empire de Cragnotti était destiné à tomber. Mais un soldat a désormais comme envie de reconquérir son territoire, Simone Inzaghi accompagné de ses fidèles lieutenants : Luis Alberto, Ciro Immobile ou encore Sergej Milinkovic-Savic. En tout cas on le leur souhaite comme le dirait un certain journaliste français.

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