Que peut-on attendre des clubs italiens en Champions League ?

Les tirages des phases de poules de la Ligue des Champions ont été effectués. Nous connaissons désormais les adversaires des 4 clubs italiens engagés dans la reine des compétitions européennes. L’occasion pour FRSerieA d’estimer les chances et objectifs des clubs italiens au cas par cas.

La Juventus, taillée pour gagner

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Quart de finaliste malheureux de la dernière édition, la Juventus aura à cœur de mieux performer cette fois-ci, car l’objectif maintenant clairement affiché (jusqu’à l’obsession) est une victoire en Ligue des Champions qui couronnerait le travail des dirigeants turinois depuis maintenant sept ans qui consiste à réintégrer la Vieille Dame dans le gotha européen. Pour ce faire, la direction, comprenant qu’il manquait à son effectif ce joueur hors du commun capable de faire basculer une rencontre à lui seul – le fameux game changer – s’est empressé de sauter sur l’opportunité Cristiano Ronaldo. Le portugais, actuel meilleur buteur de l’histoire de la Ligue des Champions sera incontestablement l’arme phare de l’équipe turinoise. Autour de lui, a été bâtie une de ces équipes que les anglo-saxons ont donné pour nom : instant team, c’est-à-dire un effectif éphémère taillé dans le seul but d’atteindre un objectif de court terme bien déterminé, l’instant team Juve a donc pour mission comme dit précédemment de remporter la compétition dans le temps imparti.

Dans un groupe composé de Manchester United, de Valence et des Young Boys de Berne, la tâche ne sera pas facile pour les Piémontais, qui devront d’entrée de jeu se montrer impitoyables face à des adversaires qui joueront avec le couteau entre les dents, notamment les Red Devils, de l’imprévisible José Mourinho qui seront sur le papier l’équipe la plus difficile à bouger pour les hommes de Massimiliano Allegri. Ce match sera l’occasion d’un retour de l’enfant prodige Paul Pogba à la maison turinoise, lui qui avait été révélé et a brillé sous les couleurs turinoises de 2012 à 2016. A côté des difficiles mancuniens, deux adverses abordables, tout d’abord les Young Boys de Berne, dont la Juve devrait être un facile vainqueur, puis Valence, bien plus costaud par sa capacité à superbement bien jouer au ballon et qui causera bien des soucis à la défense turinoise.

L’Inter Milan, un retour sur la pointe des pieds

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Privé de Ligue des Champions depuis cinq saisons qui parurent interminables, l’Inter Milan fait son grand retour sur la scène européenne ! Huit ans après leur dernier sacre, les intéristes auront à cœur de briller à nouveau dans la compétition reine des clubs. L’objectif est clair : sortir des poules. Car évidemment, l’Inter n’a aujourd’hui pas les moyens d’espérer gagner la coupe aux grandes oreilles, car son retour dans l’élite effectué après cinq années passées dans l’anonymat est encore fragile, et lentement, la maison noire et bleue se reconstruit. Avant de retrouver son lustre d’antan, la mission est donc de bien figurer, d’éviter le ridicule et de montrer ainsi que l’Inter est sur la voie du retour et sera un acteur sur lequel compter dans les années à venir. Les milanais en ont les armes, tout d’abord du fait d’un coach intelligent connaissant la compétition et sachant bien faire jouer son équipe en la personne de Luciano Spalletti, puis du fait d’un effectif composé de joueurs fiables sur lesquels compter avec Icardi, Perisic, Brozovic, ou encore De Vrij.

Malheureusement pour les nerazzurri, ils ont hérité du fameux groupe de la mort, accompagnés du FC Barcelone, de Tottenham et du PSV Eindhoven, les lombards auront fort à faire pour sortir de leur poule. Tout d’abord face à l’immense Barça, qui bien qu’un match de prestige, sera une véritable broyeuse que l’Inter pourra difficilement battre, puis face aux londoniens de Tottenham, qui depuis plusieurs saison maintenant s’affichent être l’un des outsiders les plus séduisants de la compétition. L’adversaire le plus jouable de la poule semble être le PSV face auquel les interistes ont les moyens de faire un sans-faute avec deux victoires, et ce sera là la condition sine qua non pour espérer une qualification avec son destin entre les mains face aux deux gros de la poule.

La Roma doit confirmer

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La Roma sort d’un été plus que mouvementé. Avec 12 arrivées et 9 départs (dont 3 titulaires) Di Francesco repart donc avec un chantier énorme et a pour mission de rendre la Louve de nouveau compétitive et ce le plus vite possible. Malgré une jeunesse dominante dans l’effectif giallorosso, la Roma espère, non pas ré-atteindre les demis-finales mais au moins les quarts afin de confirmer aux yeux de tous que le club, dans son développement, est sur une pente ascendante. Malheureusement le championnat  très mal commencé pour les romanisti avec deux nuls et une victoire en 3 journées et un jeu morne. Les seuls signaux positifs envoyés par les hommes de Di Francesco furent quand l’équipe devait réagir : les giallorossi ont toujours fait preuve de caractère. Cependant, réitérer les exploits de la saison passée pour les jeunes pousses de la Roma ne sera pas chose aisée, car aussi vif soit Kluivert, aussi actif soit Cristante, aussi attendu soit Pellegrini, ces jeunes là ne sont pas encore forcément aguerris au haut niveau comme le furent Strootman, Nainggolan et Alisson.

Cependant, du côté des bonnes nouvelles, car tout n’est pas si désespéré, la Roma bénéficie d’un groupe logiquement à sa portée. Bien que le premier tirage fut le Real Madrid, double tenant du titre, les dieux se sont ensuite montrés plus cléments. En effet c’est le CSKA Moscou et le Viktoria Plzen qui ont été tirés. Il n’est pas question de faire injure à ces deux équipes chez qui il sera très compliqué de se déplacer mais qualitativement parlant elles sont inférieurs à la Roma. Même le Real n’est pas aussi effrayant que ces dernières saisons notamment avec le départ du tandem CR7-Zidane qui avait permis au club de Madrid de remporter 3 Ligue des Champions sur les 4 dernières éditions et d’asseoir sa domination sur l’Europe. A noter que la Roma a rencontré toutes ces équipes dans les récentes éditions des Coupes d’Europe : le CSKA Moscou lorsque la Roma effectuait son retour en Ligue des Champions en 2014. Le score s’était soldé sur une victoire 5-1 à domicile et un match nul 1-1 à Moscou qui condamna quasi définitivement les italiens. La Roma en 2016-2017 a également croisé la route de Plzen, en Europa League cette fois, avec un match nul en République Tchèque et une victoire 4-1 à Rome. Concernant le Real c’était pour la dernière fois en 2015-2016 lors de la prise de fonction de Zinedine Zidane en 8 èmes de finale de Ligue des Champions. Deux fois Madrid s’était imposé 2-0 malgré de nombreuses occasions ratées par Mohamed Salah. Cependant dans les dispositions actuelles et au vu du parcours de la saison dernière la Roma semble largement capable de se qualifier pour les 8 èmes de finale.

Le Napoli en mission

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Le mariage liant Maurizio Sarri au Napoli s’est terminé au début de l’été suite à la décision d’Aurelio De Laurentiis de changer de technicien. Sarri parti c’est Ancelotti qui est arrivé avec dans son sac à dos des titres à foison et une expérience longue comme les jambes de Koulibaly. Si plusieurs top player étaient annoncés à la suite de la nomination de Carletto, personne ou presque n’est arrivé. Simone Verdi, Fabian Ruiz, Kevin Malcuit, Younes et 3 gardiens. Des renforts largement critiquables. Pourtant le Napoli se doit cette année de passer un cap en Europe, c’est là l’une des raisons de la venue d’Ancelotti. Car le coach italien est un vainqueur à la différence de Sarri qui était un romantique n’étant pas prêt à tout pour gagner.

S’il a l’habitude des joutes européennes, Ancelotti aura une sacrée mission cette année car les siens ont subis un tirage des plus compliqués. Tout d’abord l’attaquant uruguayen Cavani reviendra au San Paolo avec les couleurs du PSG. Paris, un club qu’Ancelotti a également entraîné aux balbutiements du projet QSI. Le club parisien part comme ultime favori de cette poule avec la présence de top players tels que Thiago Silva, Neymar ou encore Mbappé mais gare au génie tactique de l’entraîneur italien capable de lire les matchs comme peu d’autres. Si le PSG offre d’ores et déjà un sacré défi au Napoli, un autre club posera de gros problèmes aux partenopei. Il s’agit de Liverpool tout récent finaliste de la Ligue des Champions avec une équipe survoltée dirigée par l’exigeant Jurgen Klopp. Les Anglais offriront également un défi de taille au Napoli avec un jeu des plus intenses et des joueurs tels que Naby Keita, Mohamed Salah, Roberto Firmino ou Sadio Mané qui sont actuellement dans la forme de leur vie. Le petit poucet du groupe n’est cependant pas le club italien mais bien le club serbe de Belgrade : l’Etoile Rouge. Tout juste qualifié via les barrages, celle qu’on appelle sympathiquement Stella Rossa (Etoile Rouge donc) en italien, n’aura rien à perdre et donnera le maximum pour honorer son public réputé pour être très très chaud. Gare aux déplacements compliqués en Serbie et au long couloir du menant au terrain dans le stade Rajko Mitic rappelant les plus sombres films d’horreurs ou les plus effrayantes dystopies. Cependant le Napoli doit viser la qualification et au strict minimum la troisième place qui la reverserait en Europa League où elle serait d’office l’une des favorites au titre final.

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