Quelle Roma en Champion’s League ?

La Roma tombe dans le groupe G où elle affrontera le Real Madrid, le CSKA Moscou et également le Viktoria Plzen. L’occasion de découvrir brièvement la Roma 2018-2019.

Tactique

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La Roma d’Eusebio Di Francesco évoluera vraisemblablement dans le système préférentiel du technicien italien : le 4-3-3. S’il n’est pas du genre jusqu’au bout-iste comme son père spirituel Zdenek Zeman, Di Francesco a pourtant beaucoup de mal à se défaire de son 4-3-3. Cette année, Olsen le gardien suédois défendra les cages de la capitale, il aura la très lourde tâche de remplacer Alisson qui s’est imposé comme le meilleur gardien que la Roma ait connu depuis de très nombreuses années. La défense ne change pas cette saison même si Di Francesco compte désormais plus d’options en sa possession avec les arrivées de Marcano, Santon et le retour de blessure de Karsdorp.

Au milieu c’est la révolution. Gonalons, Strootman, Nainggolan étant partis, De Rossi étant vieillissant, la Roma chamboule complètement son milieu de terrain. Steven Nzonzi arrive en grande pompe et deviendra très vite titulaire lorsqu’il sera monté en puissance physiquement. Pastore et Cristante pourraient-être titulaires malgré la concurrence de Lorenzo Pellegrini notamment qui depuis son arrivée à la Roma éprouve des difficultés lorsqu’il faut hausser son niveau de jeu. Bien sûr De Rossi au vu de sa prestation face à l’Atalanta n’est certainement pas définitivement remplaçant. Le capitaine aura surtout un peu plus l’occasion de se reposer et d’évoluer en double pivot avec Nzonzi quand l’occasion se présentera.

Devant, Dzeko prendra sa place en pointe de l’attaque, doublé par Schick. Sur le côté droit c’est Cengiz Under qui démarre comme titulaire. A gauche El-Shaarawy a commencé comme titulaire mais Perotti et Kluivert avec leurs profils offrent d’autres possibilités au coach italien.

Variable tactique

Il existe beaucoup de variables possibles pour Eusebio Di Francesco : la défense à 3 (3-5-2 avec Schick et Dzeko en pointe ou 3-4-3 avec deux récupérateurs au milieu et un trio d’attaque similaire au 4-3-3) avec Marcano ou Juan Jesus, système qu’il utilisait l’an passé en Ligue des Champions notamment au match Roma-Barcelone.  Cependant en cours de match, le coach giallorosso a tendance à utiliser le 4-2-3-1 ou le 4-2-4 lorsque son équipe cours après le score. Dans le cas du 4-2-3-1, Pastore, Cristante et Coric peuvent occuper le rôle de milieu offensif placé derrière l’attaquant de pointe tandis que Pellegrini, Nzonzi, De Rossi et encore une fois Cristante peuvent évoluer dans le double pivot.

Quand il s’agit du 4-2-4, un milieu de terrain est souvent sacrifié au profit de Patrik Schick qui est alors associé à Edin Dzeko à la pointe de l’attaque. Une association qui malgré les quelques tentatives doit encore faire ses preuves. Les deux attaquants ont tendance à avoir un peu de mal à se trouver avec le ballon et à se marcher sur les pieds. Qui plus est la présence de 2 ailiers fait que l’attaque est quelque peu embouteillée.

La star

Edin Dzeko a confirmé son statut de leader de la première journée de championnat. Dans un match fermé, le géant a inscrit une superbe reprise du gauche permettant aux siens de l’emporter de prendre 3 points au classement. Depuis son arrivée dans la capitale italienne, excepté la première saison qui fut compliquée, Edin Dzeko est le leader des offensives romaines. Capable de garder le ballon, faire remonter le bloc, dévier en une touche de balle et aller au duel physique, le numéro 9 est pour ainsi dire très complet. En homme de grand rendez-vous; il affectionne les rencontres européennes, pour preuve, lors de la saison 2016-2017 il a inscrit 8 buts en 8 matchs d’Europa League puis 8 buts en 12 rencontres de Ligue des Champions la saison suivante. A désormais 32 ans, Edin Dzeko est plus que jamais dans la forme de sa vie.

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La surprise

Justin Kluivert est à n’en pas douter la pépite de l’effectif de la Roma. Et ce n’est pas chose aisée au milieu de nombreux autres cracks tels Cengiz Under, Patrik Schick ou Bryan Cristante. Pourtant celui qui est le plus attendu est bien le Néerlandais. D’abord par son nom rendu célèbre par son père Patrick mais également par le spectacle qu’il offre sur le terrain. En effet, Kluivert est typiquement le joueur sur lequel il est très compliqué de défendre tant il affectionne les duels. Une technique et des dribbles hors du commun lui permettent de se retrouver ou de créer des situations à partir de peu de choses. S’il ne démarre pas comme un titulaire en ce début de saison le natif d’Amsterdam pourrait très vite s’installer dans le 11 de départ, à gauche comme à droite. S’il préfère évoluer sur le côté gauche, c’est bien à droite qu’il a brillé pour sa première apparition officielle sous les couleurs de la Roma. C’était lors de la première journée qui voyait le Torino et la Roma s’affronter, après être entré en jeu, l’ailier a permis de débloquer la situation sur le flanc droit en adressant un centre à Edin Dzeko, ce qui fit but. Cette saison, Justin aura à cœur d’écrire sa propre histoire et de taper dans l’œil des plus gros clubs européens.

 

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