Le retour de Parma, l’éveil de vieux souvenirs

A l’heure ou le club de Parme est de retour en Serie A, à l’heure des Inglese et Stulac, il est de bon ton de se rappeler que 19 ans auparavant, les Gialloblu allaient remporter une coupe d’Europe avec des noms bien connu du paysage footballistique comme Buffon, Cannavaro ou Crespo. Une période faste ou la ville d’Emilie-Romagne allait devenir l’équipe la plus charmante de la Botte. Retour sur un sixtennat de drague permanente entre la belle Parme et nous modestes supporters de foot passionnés du beau jeu.

La belle au bois dormant et les produits laitiers

Parma, ville d’Emilie Romagne abrite le Parma FC depuis 1913, anciennement connu sous le nom de Verdi Football Club en hommage à Giuseppe Verdi, grand compositeur italien et figure emblématique du Risorgimento (période de la réunification de la péninsule italienne). Parme c’est un charme légendaire réputé pour son maillot blanc doté d’une croix sur le torse, Parme c’est des exploits continentaux qui t’auront séduit toi mais aussi tous tes amis. Une provinciale destinée à aller voir ailleurs pour briller à défaut de pouvoir illuminer sa nation.

L’an 87 marque un tournant dans l’histoire des Crociati, Parmalat géant des produits laitiers prend le pouvoir en Emilie-Romagne. La puissance financière augmente considérablement et leur permet de monter voir l’élite de la nation après une victoire contre la rivale de l’époque, la Reggiana en 1990. Tout change, les Crociati deviennent les Gialloblu, le fameux maillot blanc devient le maillot à bandes jaunes et bleu si reconnaissable dans le football moderne. Petit à petit la princesse prend du galon, avec des crampons en lieu et place de ses chers souliers de verre elle vient remporter une coupe d’Italie (1991-1992) lui permettant pour la première fois de sa vie de sortir de son pays pour aller flirter avec des clubs venus d’ailleurs. La légende dit même qu’elle était toujours accompagné de ses deux plus fidèles soldats, j’ai nommé Marco Osio et un certain Alessandro Melli. Qui dit victoire en coupe dit coupe d’Europe, plus précisement la Coupe des Coupes. Opposé au Royal Antwerp en finale elle vient ajouter à son tableau de chasse une compétition européenne. La vache produit du lait mais elle est également affamée.

Un grand d’Europe

Parma se fait alors un nom et la princesse veut devenir reine. Pour cela elle attire des noms plus ronflants comme Gianfranco Zola. Une troisième finale vient à elle, la Supercoupe d’Europe face au vainqueur de la plus grande des compétitions : Le Milan AC. Référence mondiale symbolisé par des talents comme Maldini, Baresi ou Papin, et contre toute attente les Gialloblu battent les rossoneri. David a battu Goliath. 3 trophées en 2 ans, qui dit mieux ? En tout cas pas grand monde. La princesse veut battre la Vecchia Signora, symbole d’une rivalité des années 90 en Italie, la finale de la Coupe UEFA en 1995, Dino Baggio permet à Parme de vaincre la Juve et de remporter une nouvelle fois un trophée européen. La petite princesse a réussi son gros coup européen.

Draguer des habitants de la Botte ne suffisait pas, le Vieux Continent est désormais à ses pieds. Pour célébrer sa victoire l’équipe Italienne du moment va chercher un joueur et non pas des moindres : Hristo Stoitchkov, ballon d’or en titre. Elle note aussi la fin de l’ère Scala – Pedraneschi (respectivement l’entraîneur et le président)

L’apogée de la beauté

Selon des études plus ou moins sérieuses c’est à 31 ans qu’une femme atteint « sa beauté maximum », à Parme c’est à 85 ans. Au sommet de sa gloire et de sa beauté, la Parme de 1998-1999 te rappelait cette jeune boulangère au coin de ta rue, cette princesse trop belle pour ce quartier. Ses enfants, tu les connais, tu jouais régulièrement au foot avec eux. Des noms que tu n’oublieras sans doute jamais, Buffon aux cages, Sebastiàn, le petit qui courait dans tous les sens. Il y avait aussi son aîné et ton meilleur ami, Gianfranco Zola, le meilleur de tous, qui a fait de ta jeunesse, des années gravées à jamais dans ta mémoire, toujours accompagné d’Hernan Crespo, toujours présent pour marquer les esprits.

Et puis un jour elle s’en alla, les parties de foot et ses enfants disparurent, tu as grandi et tu appris qu’elle avait connu quelques galères, rupture, faillite… Ça n’a pas changé tant de choses à ta vie à vrai dire, la boulangère est revenue cette année, bien moins fringante que dans tes souvenirs mais avec une envie certaine : Retrouver sa beauté d’antan celle qui forçait à l’admiration à chaque fois qu’on la voyait.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s