Retro : Ces duos d’attaquants des années 2000 #2

Totti et Cassano, Kakà et Shevchenko, Del Piero et Trezeguet : du très beau monde était présent pour la première partie de notre rétrospective des duos d’attaquants  qui ont marqué les années 2000 en Serie A. Aujourd’hui, une deuxième partie tout aussi riche en buts, en histoire et en nostalgie.

Cassano / Pazzini : la Samp retrouve les sommets

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Deux années, c’est bref. C’est pourtant en ce laps de temps qu’Antonio Cassano et Giampaolo Pazzini ont réussi à marquer la Serie A et les mémoires de bon nombre de fans de football. Après plusieurs saisons plutôt anonymes pour le club génois, Antonio Cassano rejoint les rangs de la Sampdoria en août 2007. Il est suivi une saison et demie plus tard par Giampaolo Pazzini, qui faisait auparavant les beaux jours de la Fiorentina. Un choix gagnant pour les dirigeants des Blucerchiati qui offrent un regain d’enthousiasme au club et à ses tifosi. D’abord, une finale de Coupe d’Italie au terme de la saison 2008/2009, conclue avec de bonnes statistiques pour les deux joueurs : 15 buts en 23 rencontres pour Pazzini, 15 réalisations en 45 matches pour Cassano. Surtout, une entente étonnante sur le terrain, rappelant par ses caractéristiques le duo Del Piero / Trezeguet : un joueur très créatif, Cassano, accompagné d’un véritable terminal offensif et renard des surfaces, Pazzini. L’entente se construit peu à peu, jusqu’à devenir une arme létale la saison suivante. Emmenée par le duo, la Sampdoria réalise sa meilleure saison de la décennie, allant même jusqu’à occuper la première place du classement. But sur but pour Pazzini (19 en championnat) et un récital technique de Cassano durant toute la saison permettent à la Samp de terminer quatrième et de se qualifier aux tours préliminaires de la Ligue des Champions. Un résultat inespéré pour un club qui avait perdu l’habitude de jouer le haut du tableau. Après seulement deux années au club, Pazzini décide de tenter sa chance à l’Inter, laissant derrière lui ses saisons les plus prolifiques et abouties.

Samuel Eto’o, Diego Milito : Sur le toit du monde

Il s’agit ici d’un cas assez particulier, puisqu’il s’agit de deux joueurs n’ayant effectué qu’une année complète au très haut niveau. Cependant, l’année fut si riche, si belle, l’association si intéressante, qu’il était impensable de ne pas les inclure dans cette rétrospective. A l’aube de la saison 2009/2010, l’Inter Milan domine outrageusement le football italien. Malgré un effectif impressionnant, le club lombard ne réussit pas à s’imposer véritablement comme un cador européen. Suite à un échange avec le FC Barcelone, Samuel Eto’o prend la place de Zlatan Ibrahimovic à la pointe de l’attaque interiste. L’autre recrue, déjà acclimatée à la Serie A suite à sa merveilleuse saison au Genoa, se nomme Diego Milito. Quelques perplexités d’abord : sera-t-il possible de faire cohabiter deux attaquants au profil quasi similaire ? Oui, si l’on s’appelle José Mourinho, que l’on est dans sa période la plus intéressante tactiquement, et que les deux attaquants en question se mettent entièrement au service de l’équipe. Ce qui permet à l’entraîneur portugais de faire jouer l’attaquant camerounais sur le côté gauche et l’argentin dans l’axe. La vitesse de l’ancien joueur de Barcelone, sa vision et son intelligence de jeu font qu’il s’adapte parfaitement à ce poste.

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En pointe, Diego Milito continue sur sa lancée de la saison précédente, avec 30 buts toutes compétitions confondues. L’attaquant argentin devient une impressionnante machine à buts et bonifie tous les ballons qu’il touche. Extrêmement difficile à marquer, très mobile, habile techniquement et très intelligent dans son jeu, il est le stéréotype du joueur détesté par les défenseurs italiens. Eto’o marque quant à lui moins de buts, mais son influence dans le jeu nerazzurro est constante et grandit même au fil de la saison. L’Inter réalise une année exceptionnelle, notamment grâce à ses deux attaquants, et finit par remporter le Triplete. Le second consécutif pour Samuel Eto’o, les premiers titres pour Milito. Cette saison formidable tant sur le plan individuel que collectif est parfaitement illustrée par la finale de la Ligue des Champions 2010, représentative des dix mois qui viennent de s’écouler. Diego Milito marque un doublé, est décisif, mais la performance de Samuel Eto’o fut exceptionnelle de sacrifice, de course et d’engagement. Suite à cette razzia de titres, José Mourinho est remplacé par Rafael Benitez pour la saison suivante. Les nerazzurri s’imposent en Supercoppa face à la Roma et remportent également la Coupe du Monde des Clubs. Pour cause de blessures à répétition, Diego Milito joue moins et cède la place de 9 titulaire à Eto’o. L’attaquant ne se fait pas prier pour retrouver des statistiques barcelonesques : 41 buts en 60 matches. C’est une année qui marque la fin de ce duo ayant atteint un niveau rarement égalé depuis en Serie A : Samuel Eto’o signe en Russie et quitte donc l’Italie.

Edinson Cavani, Ezequiel Lavezzi : l’amour d’un peuple

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Nous le savons, l’amour que portent les tifosi napolitains à leurs joueurs est bien souvent démesuré. Alors, comment s’étonner de cette relation folle qu’ont eue Cavani et Lavezzi avec Naples ? Deux saisons, tout comme le duo précédent. 2010/2011 et 2011/2012, 88 buts à deux. Surtout, Lavezzi et Cavani contribuent à replacer Naples sur la carte du football italien et européen, après plusieurs années compliquées. Les premières pierres de l’édifice que souhaite bâtir De Laurentiis pour son Napoli et un retour programmé vers les sommets du football italien. Encore une fois, au centre de tout, il y a la complémentarité de ces deux joueurs. Parfaitement épaulés par Hamsik au milieu de terrain, El Pocho et El Matador se complètent. L’explosivité et la combativité de l’argentin, capable de percées impressionnantes sur son côté et de dévorer les espaces, lui permettent de mettre dans des conditions parfaites l’attaquant uruguayen. Le résultat est sans appel pour les défenses de Serie A, bien souvent martyrisées par les deux sud-américains. La palette extrêmement large de l’attaquant uruguayen facilite grandement la tâche de Lavezzi : pivot, appels en profondeur, récupération haute et jeu rapide vers l’avant… Toutes les conditions sont alors réunies pour que l’Italie assiste à l’explosion de deux énormes talents.

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