Atalanta : Récit d’un début de saison poussif

Si l’Atalanta revient bien, l’actuel 7ème de Série A réalise tout de même un début de saison mitigé. Il est difficile de reconnaître l’équipe qui avait tant surpris les experts l’année dernière. Une formation qui cette saison, selon les observateurs, est capable du bon, voir très bon et du beaucoup moins bon. Intéressons-nous aux causes de ce début de saison mitigé.

Une saison historique en trompe-œil ?

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Le titre de cette partie pourrait choquer au premier abord, mais la question qui consiste à savoir si la saison dernière pour La Dea était un « one shot » se pose réellement. Pour comprendre cette interrogation, il faut se rappeler que le club de Bergamo est historiquement et structurellement un petit club de Serie A. Quand on s’intéresse à l’histoire et au palmarès de ce club on s’aperçoit qu’il y a peu de trophées, (1 coupe d’Italie et 6 championnats de Serie B). Un palmarès peu étoffé pour le club lombard. Si l’on parle de « one shot » la saison dernière c’est que les hommes de Gian Piero Gasperini avaient réalisé une saison au-dessus des standards du club, un club programmé pour être dans le ventre mou du Calcio. Raison pour laquelle la 4ème place historique (meilleur classement de son histoire en Serie A) peut porter défaut à notre jugement en comparaison au standing et à la réalité du club qui n’a pas les moyens nécessaires de lutter chaque année pour les places européennes.

Un effectif pas armé pour lutter sur tout les fronts ?

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Si les bergamasques ont réalisé un début de saison compliqué, la donnée du mercato estival est à prendre en compte. En effet, Gasperini a perdu des joueurs très important dans le succès de la saison passée tel qu’Andrea Conti et Franck Kessié tout deux partis au Milan. Pour combler et étoffer l’équipe en vu des échéances nationales et européennes (Europa League) le board lombard a enregistré les arrivées de nombreux joueurs, notamment Ricardo Orsolini, Josip Iličić, Timothy Castagne, José Luiz Palomino ou encore le retour de Marten de Roon.

Les blessures sont aussi un motif à prendre en compte puisque Gasperini a dû composer en début de saison avec les absences de Mattia Caldara et Leonardo Spinazzola, deux joueurs essentiels au système de Gasperini. De plus le calendrier chargé constitue une autre cause aux contre-performances du début de saison et donc l’irrégularité de cette équipe. Avec quasiment trois matchs à jouer par semaine les organismes se fatiguent plus vite. Il a été difficile pour l’Atalanta de pouvoir rééditer les mêmes performances chaque week-end, surtout avec cet effectif qui ne laisse pas une grande marge de manœuvre à l’entraîneur. L’énergie laissée en Europe, a rendu compliqué la tâche d’être bon tous les trois jours.

Le paradoxe Européen

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Si l’Atalanta cristallise de nombreux doutes sur le plan national, sur le plan européen les données ne sont pas les mêmes, les observateurs semblent retrouver l’Atalanta de l’an passé. Les bergamasques ont finit premier incontestable (14 pts) de son groupe d’Europa League, une performance totalement maîtrisée digne d’un taulier européen. Un groupe pourtant difficile pour les bergamaschi composé de l’Olympique Lyonnais, Everton et l’Apollon Limassol. La faible expérience européenne n’a pas empêché l’Atalanta de maîtriser son sujet, par conséquent cette équipe est devenue une sensation dans cette compétition.

Prochaine étape, la double confrontation face au Borussia Dortmund où les nerazzurri font clairement office d’outsider, reste à savoir si les hommes de Gasperini seront capables de hausser leur niveau de jeu. Pour autant pour les tifosi et les joueurs, il n’y a aucune pression à avoir, si la confrontation s’annonce alléchante, on pense aux tifosi qui vont certainement vivre des moments qu’ils n’ont encore jamais connu avec leur club. Si le contenu du début de saison reste irrégulier et paradoxal, l’Atalanta semble avoir encaissé la surcharge des matchs de cette phase aller et semble enfin avoir trouvé son rythme. Reste maintenant à confirmer en championnat et maintenir afin de préparer le choc face au Borussia, où le club espère réaliser un exploit.

Comme disait Simon de Bignicourt « L’espérance est un rêve qu’on fait éveillé » Tous les rêves sont donc permis pour les tifosi.

@JustBeLikeKenny

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